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Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
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Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée

Dans la plupart des villes italiennes, conduire fait partie du quotidien. Bouchons, stationnement, patience : beaucoup y passent des heures chaque semaine.

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Dans la plupart des villes italiennes, conduire fait partie du quotidien. Bouchons, stationnement, patience : beaucoup y passent des heures chaque semaine. Et pourtant, une grande cité échappe totalement à ce scénario.

Là bas, croiser une voiture est presque exceptionnel, au point que beaucoup n'en possèdent pas. Et ce n'est pas un petit village isolé, mais bien un chef lieu connu dans le monde entier, d’après le média italien Esquire.

Pour comprendre ce cas à part, il faut regarder les chiffres du rapport Ecosistema Urbano 2025. Ce travail est réalisé par Legambiente et Ambiente Italia avec Il Sole 24 Ore. Les auteurs y analysent le taux de motorisation, c'est à dire le nombre d'autos pour 100 habitants.

Ils se concentrent sur les grandes villes italiennes. Pour cet indicateur, Legambiente s'appuie sur les données de parc automobile de l'Automobile Club d'Italia.

La photo est claire : la moyenne du pays atteint 68,04 véhicules pour 100 habitants. Ce niveau montre qu'en Italie la voiture reste très ancrée dans les habitudes. Dans ce paysage très motorisé, quelques villes se distinguent par un parc beaucoup plus réduit.

Et l'une d'elles surclasse toutes les autres. Taux de motorisation en Italie : beaucoup de voitures, sauf une ville Le chiffre de 68,04 voitures pour 100 habitants peut paraître abstrait, mais il reflète une réalité bien concrète.

Dans certains chefs lieux, le rapport grimpe encore. Reggio Emilia atteint de cette manière 88,00 autos pour 100 habitants. Frosinone monte à 83,08 et L'Aquila à 80,57 autos pour 100 habitants, d’après ces données.

Autrement dit, on s'approche parfois d'une voiture par personne. Ce niveau pèse lourd sur le trafic et l'espace urbain.

Et là, le contraste avec la ville italienne où il y a le moins de voitures saute aux yeux. Tout en haut du classement figure en effet Venise avec "à peine" 44,38 voitures pour 100 habitants, un niveau très en dessous de la moyenne nationale, écrit Esquire en commentant ces données. Derrière suivent Gênes avec 47,16 et Milan avec 50,97 autos pour 100 habitants.

Ces trois grandes villes restent largement sous les 60 véhicules pour 100 habitants. Une situation qui illustre à quel point, en Italie, le rapport à l'automobile peut changer d'une ville à l'autre.

Venise, la ville italienne où il y a le moins de voitures Si Venise arrive largement en tête, ce n'est pas un hasard. La ville lagunaire a une configuration unique. Son centre historique n'est pas accessible en voiture et les déplacements se font à pied ou en bateau.

Les auteurs rappellent que, par définition, cette cité vit avec une mobilité différente du reste de l'Italie, ce qui limite mécaniquement le nombre de véhicules par habitant. Gênes et Milan, elles, disposent encore de voiries classiques.

Leurs contraintes géographiques et leurs réseaux de transports publics contribuent aussi à contenir la place de la voiture. Pour un automobiliste français, ces chiffres racontent un quotidien très différent d’après la destination choisie. Dans une ville comme Venise, posséder une voiture reste utile pour rejoindre la terre ferme.

La vie de tous les jours se déroule presque entièrement sans volant. À l'inverse, dans des villes très motorisées comme Reggio Emilia ou Frosinone, le rapport à l'espace reste dominé par l'auto.

Et le pays tout entier affiche encore une moyenne de davantage de 68 véhicules pour 100 habitants. Entre ces deux extrêmes, la carte de l'Italie montre une foule de situations intermédiaires. Elles donnent une autre lecture des voyages de l'autre côté des Alpes.

O.Braun--MP