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Sécu, diplômes... : l'UE veut faciliter la mobilité des travailleurs
Sécu, diplômes... : l'UE veut faciliter la mobilité des travailleurs / Photo: Nicolas TUCAT - AFP

Sécu, diplômes... : l'UE veut faciliter la mobilité des travailleurs

La Commission européenne a annoncé mardi une série de propositions visant à faciliter et encourager la mobilité des travailleurs dans l'UE, via de nouvelles procédures simplifiées en matière de reconnaissance des diplômes et de couverture sociale.

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"Nous voulons nous assurer que, où que vous travailliez dans l'UE, vos compétences soient prises en compte" et que "votre protection sociale vous accompagne et soit respectée", a expliqué la commissaire aux Affaires sociales, Roxana Minzatu, lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.

Pour commencer, l'exécutif européen propose que les documents de Sécurité sociale soient enregistrés dans les portefeuilles d'identité numérique nationaux (comme l'application française "France Identité"), dans un format harmonisé et aisément authentifiable.

Cela permettra aux entreprises de vérifier instantanément le statut de leurs employés venus d'un autre pays de l'UE en matière de protection sociale. Et ces dernier pourront exercer leurs droits plus facilement.

De la même manière, la Commission veut rendre encore plus facile et automatique la reconnaissance des diplômes et autres qualifications professionnelles, qui peut aussi constituer un frein à la mobilité des travailleurs.

Là aussi, les nouveaux diplômes et autres certificats de formation devront être intégrés dans les portefeuilles d'identité numérique, dans un format commun.

Il sera alors plus facile de vérifier leur équivalence avec les titres professionnels en vigueur dans les 27 pays de l'UE, en les croisant avec une base de données européenne dédiée.

Une nouvelle procédure unifiée est également envisagée pour la reconnaissance des qualifications des travailleurs non-européens, en vue de simplifier les recrutements dans les secteurs sous tension.

Enfin, Bruxelles veut accroître les pouvoirs et les capacités d'inspection de l'Autorité européenne du travail, basée à Bratislava, notamment pour lutter plus efficacement contre le travail non déclaré.

Ces propositions, qui figurent dans plusieurs projets de texte adoptés mardi par la Commission, devront être approuvées par le Parlement européen et les Etats-membres avant d'entrer en vigueur.

Elles s'inscrivent dans une stratégie visant à parachever le marché unique européen, vaste espace de 450 millions d'habitants, toujours entravé par d'importantes barrières internes, pour soutenir la croissance et l'emploi.

W.F.Walter--MP