Budget: le gouvernement recevra les groupes parlementaires en vue de trouver un compromis
La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, recevra les groupes parlementaires dans les prochains jours, avec le ministre de l'Economie Roland Lescure, pour trouver un compromis et adopter un budget, hors toutefois Rassemblement national et France insoumise, qu'elle accuse de blocage.
"À la demande du Premier ministre, je recevrai avec Roland Lescure l'ensemble des groupes parlementaires avant la reprise des travaux en commission, en dehors du Rassemblement national et de la France Insoumise, qui se sont employés à bloquer le budget par tous les moyens possibles au détriment des Français", a déclaré la ministre dimanche dans un message posté sur le réseau X.
"L'objectif est clair: que les parlementaires puissent trouver, au plus tôt, les conditions d'un compromis. L'impasse n'est pas une fatalité. Donner un budget à la France en janvier est une responsabilité majeure", fait-elle valoir.
Le projet de loi de finances pour 2026, dont l'examen au Parlement n'a pu être achevé avant le 31 décembre, doit revenir à l'Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des Finances.
Une loi spéciale permet de financer provisoirement l'État. Elle reconduit les impôts et enveloppes allouées dans les conditions de 2025.
"La loi spéciale est un outil de continuité minimale (...) dont nous avons besoin en premier lieu pour que les services publics fonctionnent sans interruption dès les premiers jours de janvier", a également déclaré Amélie de Montchalin dimanche dans une interview au JDD, mais elle "permet de tenir, pas d'agir".
"Elle ne nous permet pas d'investir et de porter des nouvelles politiques", a-t-elle souligné, indiquant que "le temps passé sous loi spéciale, (...) ce sont les jours les plus chers", citant "des investissements qui ne se font pas, des chefs d'entreprise qui retardent leurs décisions, des ménages qui consomment moins… ".
Selon la ministre, par rapport à décembre, cependant, "le cadre de discussion s'est resserré. Beaucoup de sujets qui cristallisaient les débats ne peuvent plus être discutés car le 1er janvier est passé", comme "les réductions de niches fiscales à l'impôt sur le revenu" ou "la réforme de l'abattement de 10% pour les retraités".
D.Richter--MP