Münchener Post - L'Arabie saoudite apporte son soutien aérien au gouvernement yéménite face aux Houthis

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L'Arabie saoudite apporte son soutien aérien au gouvernement yéménite face aux Houthis
L'Arabie saoudite apporte son soutien aérien au gouvernement yéménite face aux Houthis / Photo: Ahmad AL-BASHA - AFP

L'Arabie saoudite apporte son soutien aérien au gouvernement yéménite face aux Houthis

La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite a annoncé lundi apporter son soutien aérien à la contre-offensive annoncée par le gouvernement yéménite pour reprendre aux combattants pro-iraniens houthis les territoires dont ils se sont récemment emparés.

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Une source du secteur énergétique en Arabie saoudite a par ailleurs fait état de l'interruption du transport de pétrole par l'oléoduc Est-Ouest après une attaque dimanche dans l'est du royaume revendiquée par les Houthis.

Depuis la reprise des hostilités au Yémen en juillet, après des années d'accalmie, le gouvernement, reconnu par la communauté internationale, peine à freiner les avancées des Houthis, qui avaient pris en septembre le contrôle du littoral sur la mer Rouge à l'issue d'une offensive éclair, et encerclent depuis dimanche Taëz, troisième ville du pays.

- Opération "Aube du Yémen" -

Le chef du Conseil présidentiel yéménite a annoncé dimanche le lancement d'une contre-offensive pour reprendre ces territoires.

"Cent avions de combat ont participé" à l'offensive et "324 cibles de grande valeur" ont été détruites, a déclaré sur X le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Maliki.

La coalition assure également "la protection aérienne du détroit de Bab el-Mandeb".

Les Houthis avaient renforcé en septembre leur emprise sur ce détroit dont l'importance avait augmenté après que l'Iran a imposé de sévères restrictions de navigation dans celui d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique, après le début de la guerre au Moyen-Orient en février.

Alors que les forces gouvernementales yéménites ont fait état dimanche d'une offensive sur la capitale Sanaa, aux mains des combattants pro-iraniens, l'agence de presse des Houthis a parlé de frappes saoudiennes sur cette ville. Selon leur chaîne de télévision Almasirah, une femme et une fillette ont péri dans des bombardements dans le gouvernorat de Sanaa.

En plus de leur offensive au Yémen, les Houthis attaquent régulièrement l'Arabie saoudite voisine et ses infrastructures pétrolières.

"L'oléoduc Est-Ouest a de nouveau été attaqué hier", a déclaré à l'AFP une source du secteur énergétique saoudien.

"Une station de pompage située à Khurais, à l'est de Ryad, a été touchée (...) Les dégâts sont importants et les pompages ont de nouveau été interrompus", a-t-elle ajouté.

Cet oléoduc, qui permet à l'Arabie saoudite d'acheminer son pétrole de l'est du royaume vers la mer Rouge en contournant le détroit d'Ormuz, avait déjà été mis à l'arrêt en septembre.

Il est devenu crucial pour l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, depuis le blocage d'Ormuz par Téhéran.

Les Houthis avaient affirmé dimanche avoir frappé des sites du géant pétrolier Aramco à Ryad et dans la région pétrolière de Khurais, dans l'est du royaume.

- Taëz encerclée -

Au Yémen, les forces gouvernementales ont annoncé avoir mené "1.122 attaques" contre les Houthis dans les régions de Saada, d'Al-Jawf, de Taëz et sur la côte occidentale. La chaîne Almasirah a confirmé des frappes dans la région de Saada, fief du mouvement.

Selon le porte-parole des forces gouvernementales, Majid al-Nazili, cité par l'agence de presse officielle Saba, plus de 1.500 combattants houthis ont été "neutralisés" dans les attaques.

M. Nazili a affirmé ensuite sur X que ses forces avaient pris le contrôle de l'aéroport de Dhubab, une ville côtière proche du détroit de Bab el-Mandeb, et coupé la route menant au port de Mokha, tombé récemment aux mains des Houthis.

Une source militaire du mouvement pro-iranien, citée par l'agence de presse des Houthis, a toutefois démenti cette information.

Dimanche, les Houthis avaient coupé un axe clé reliant Taëz, grande ville du sud-ouest qu'ils encerclent désormais, à Aden, plus au sud, où siège le gouvernement internationalement reconnu.

Des habitants de Taëz ont fait état de leur détermination à rester dans la ville.

"Nous ne pouvons pas quitter la ville (...) Nous resterons et nous mourrons dans cette ville", a déclaré Fahmi Ahmed Ghaleb à l’AFP.

L.Sastre--MP