Münchener Post - Le Nigeria élargit la traque des cas potentiels d’Ebola

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Le Nigeria élargit la traque des cas potentiels d’Ebola
Le Nigeria élargit la traque des cas potentiels d’Ebola / Photo: Taibat Ajiboye - AFP

Le Nigeria élargit la traque des cas potentiels d’Ebola

Les autorités sanitaires nigérianes ont annoncé dimanche que le pays avait intensifié la recherche de cas potentiels d’Ebola, alors que neuf cas contacts supplémentaires ont été identifiés.

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"À ce jour, nous avons 53 contacts primaires", soit des personnes qui ont été en contact avec la personne testée positive à Ebola au Nigeria, a déclaré dimanche le directeur du Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC), Jide Idris, lors d'une conférence de presse à Abuja.

Le précédent bilan annonçait 44 personnes ayant été en contact avec une femme tombée malade dans la capitale nigériane, Abuja.

La femme de 42 ans, épouse suisse d’un employé de l’ambassade de Suisse à Abuja, avait voyagé en Ouganda avec son mari avant de rentrer au Nigeria. Elle reçoit un traitement et demeure le seul cas confirmé dans le pays.

Un test effectué sur un cas suspect, dans l’État de Rivers, dans le delta du Niger, s’est révélé négatif, a précisé M. Idris.

Les 44 premiers contacts étaient des agents de santé, tandis que les neuf contacts supplémentaires comprennent d’autres membres du personnel médical, des membres de la famille de la Suissesse malade et du personnel de maison, a-t-il expliqué.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu récemment que l'Afrique faisait face à une épidémie d'Ebola "plus complexe" depuis que le virus a été détecté dans l'ouest du continent, alors qu'il est également présent à l'est et dans le centre.

Le Nigeria avait réussi à juguler une précédente flambée d’Ebola il y a une décennie, mais certains experts s’inquiètent de l’ampleur de la propagation possible de la maladie entre l’arrivée de la Suissesse dans le pays — le 3 octobre — et son diagnostic, annoncé mardi.

Les autorités nigérianes ont annoncé un renforcement du dépistage aux arrivées des aéroports internationaux.

À la frontière terrestre avec le Bénin, les formulaires de santé étaient génériques, posant des questions sur la fièvre mais ne mentionnant pas Ebola et sans contrôle de la température, a constaté un journaliste de l’AFP.

Un autre journaliste de l’AFP a vu des personnes subir des contrôles de température dans une station balnéaire de la région de Lagos (sud-ouest), la capitale économique nigériane.

Les vols intérieurs ne sont soumis à aucune mesure de dépistage.

La semaine dernière, le Nigeria avait annoncé le premier cas d'Ebola en Afrique de l’Ouest, qui est lié à une épidémie qui ravage actuellement la République démocratique du Congo (RDC). Les tests ont confirmé qu'il s'agit bien d'un cas importé de la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique.

La RDC a enregistré plus de 4.600 décès depuis qu’elle a déclaré sa 17e épidémie d’Ebola en mai.

L’Ouganda a recensé 20 cas, dont deux décès, sur son territoire, mais l’OMS l’a officiellement déclaré exempt d’Ebola. Presque tous les cas concernaient des personnes ayant séjourné en RDC. L’Ouganda a annoncé dimanche que ses ressortissants revenant de RDC devront passer 21 jours en quarantaine.

Le Kenya a rapporté deux décès de malades d'Ebola en octobre.

Le pays n’avait signalé aucun cas jusqu’à ce qu’un Kényan qui vivait en RDC meure après être rentré chez lui. Le deuxième décès concernait un proche du premier homme, ont indiqué les autorités. Vendredi, le pays comptait sept cas d’Ebola en isolement.

Le virus Ebola se transmet par contact avec des fluides corporels et provoque une grave fièvre hémorragique.

Le taux de létalité de l'actuelle épidémie approche les 50 % en RDC, selon l'agence de santé de l'Union africaine (Africa CDC), qui, pointant "une menace extrêmement grave", a appelé à la mobilisation internationale.

T.Gruber--MP