

Ligue 1: le PSG s'offre un carton riche en péripéties à Toulouse
Un rodage, quel rodage ? Les Parisiens champions d'Europe et de France ont étrillé Toulouse au Stadium (6-3) et pris provisoirement la tête de la Ligue 1 samedi pour la 3e journée, démontrant leur détermination à repartir sur les mêmes bases que la saison dernière.
Contre une équipe qui avait aussi gagné deux fois en deux matches, l'entraîneur parisien Luis Enrique avait prédit un match "serré", mais lui-même semble avoir sous-estimé la rapidité de son équipe à retrouver son niveau de la saison dernière, après de courtes vacances. Spectaculaire match, riche en buts des deux côtés, mais serré il ne le fut pas.
En un petit quart d'heure, Paris menait déjà 3-0 et avait stupéfait un stade pourtant bouillant. Il faut dire que le petit milieu portugais Joao Neves avait accompli un rare exploit, un doublé de retournés acrobatiques (7e, 14e). Le deuxième, placé hors de portée de Guillaume Restes dans le petit filet, était encore plus beau que le premier, dévié. Bradley Barcola ou encore Nuno Mendes se sont esclaffés, incrédules. Ils n'avaient pas encore vu le troisième but du "petit prince", une lucarne splendide sur une frappe lointaine, bien plus tard (78e).
Barcola a lui aussi fait preuve de talent en marquant son premier but de la saison, avec son habituelle course échevelée sur l'aile gauche conclue par un pointu vers le petit filet opposé (9e).
Le tableau s'améliorait encore avec le but sur pénalty d'Ousmane Dembélé, parfait pour la confiance du candidat au Ballon d'or, après son raté dans le même exercice contre Angers la semaine dernière. Cette fois, son tir à ras de terre était bien senti et inarrêtable. Et Dembélé a conforté son statut de tireur attitré cette saison en inscrivant un deuxième pénalty en début de deuxième période (51e).
- Le rempart Chevalier ? -
De quoi décourager les Toulousains, qui entre-temps avaient pourtant eu leurs moments à eux. A 4-0, les supporteurs de Toulouse poussaient toujours, pas tant sans doute parce qu'ils y croyaient que par la conscience qu'un but de leur équipe serait un bonus contre cette équipe injouable.
Et à la 37e minute, Charlie Creswell les a récompensés en reprenant au deuxième poteau un corner mal repoussé par la défense parisienne.
Ensuite, le match devint un peu fou, avec un pénalty concédé par le PSG en toute fin de première période. Lucas Chevalier s'interposa devant Frank Magri avant qu'Eric Wattelier ne le donne à retirer parce qu'un Parisien avait franchi la ligne trop tôt.
Aussi fou que le doublé sur bicyclette de son coéquipier, Chevalier réalisa un deuxième arrêt sur pénalty, cette fois face à Cristian Casseres ! Son prédécesseur Gianluigi Donnarumma, qui cherche à partir avant la fin du mercato lundi, aura sans doute le pincement au cœur de se voir si bien remplacé - pour l'instant.
Le deuxième acte fut forcément plus tranquille de part et d'autre, et Luis Enrique put faire tourner, avec notamment l'improbable rentrée de Willian Pacho au poste de latéral gauche pour faire souffler Nuno Mendes.
La sortie à la 70e minute d'Ousmane Dembélé, visiblement touché, a jeté une première ombre au tableau.
Surtout, Toulouse a marqué coup sur coup en fin de match, sauvant bien l'honneur et jetant une lumière crue sur le déséquilibre parisien en raison du turn-over.
D'abord Yann Gboho a conclu une contre-attaque rondement menée (89e). Ensuite, Alexis Vossah a trompé Chevalier d'une belle frappe lointaine (90+1). Les supporteurs ont recommencé à s’époumoner de bonheur. Un baume au cœur, face à ce qui reste un sacré coup d'arrêt.
F.Bauer--MP