"Un rêve qui devient réalité": Barcelone attend le Tour de France
"Un rêve de plus de dix ans qui devient réalité": Barcelone fêtait jeudi les J-100 du lancement du prochain Tour de France qui partira d'Espagne pour la troisième fois de son histoire après Saint-Sébastien en 1992 et Bilbao en 2023.
La capitale de la Catalogne a déjà accueilli une étape du Tour à trois reprises en 1957, 1965 et 2009. Mais encore jamais de "grand départ" qui se concrétisera le 4 juillet prochain lorsque les 23 formations au départ s'élanceront pour un contre-la-montre par équipes de 19 kilomètres jusqu'au pied du stade olympique à Montjuic où sera décerné le premier maillot jaune de la 113e édition.
"On est tous impatients d'accueillir le Tour. On l'a déjà eu en 2009 et j'étais dans le peloton d'ailleurs. Mais un grand départ c'est autre chose encore. Ça va être la fête pendant des jours. Ça va être fabuleux", explique à l'AFP l'ancien coureur espagnol Juan Antonio Flecha, vainqueur d'étape en 2003 à Toulouse.
Comme tous les ans, les organisateurs d'ASO ont marqué l'événement lors d'une cérémonie jeudi soir sous l'Arc de Triomphe en briques rouges au Passeig Lluís Companys en présence du maire de la ville, Jaume Collboni, et du directeur du Tour, Christian Prudhomme.
"Barcelone rêvait du Tour depuis longtemps", a souligné ce dernier devant la presse. "Quand nous sommes venus en 2009, a-t-il ajouté, le maire de l'époque, Jordi Hereu, avait déjà ce projet de grand départ. Mais il a été battu aux élections suivantes."
L'arrivée en 2023 à l'Hôtel de Ville de Jaume Collboni (Parti des socialistes de Catalogne) a fait renaître "ce rêve que Barcelone poursuivait depuis plus de dix ans".
- "Plus grand événement après les JO" -
Le maire se targue aujourd'hui que la cité catalane va devenir l'été prochain la première ville à avoir accueilli une Coupe du monde de football (en 1982), des Jeux olympiques et Paralympiques (en 1992), une Coupe de l'America (en 2024) et donc "la plus grande course cycliste au monde".
"C'est simple: après les JO de 1992, c'est l'événement sportif le plus important que Barcelone ait jamais accueilli. Ce sera une grande fête du sport pour toute la ville", estime même son adjoint aux sports, David Escude.
Ce sera la quatrième fois sur les cinq dernières années que la Grande Boucle partira de l'étranger après Copenhague en 2022, Bilbao en 2023 et Florence en 2024.
Un choix revendiqué encore et toujours par le directeur du Tour qui insiste sur l'impératif de faire "rayonner la France" à travers cet événement retransmis dans 190 pays.
Sachant que l'affaire est aussi très lucrative puisque les villes étrangères payent très cher "l'honneur" de pouvoir accueillir un "grand départ" qui étire les festivités sur plusieurs jours.
"Ce qui nous a séduit à Barcelone, c'est évidemment le prestige de la ville, la beauté du site, la mer juste à côté, les collines et les pentes qui nous permettent de tracer deux premières étapes sélectives", énumère Christian Prudhomme.
- "Se projeter, imaginer" -
Le Tour 2026 commencera avec un contre-la-montre par équipes, un exercice qui n'était plus apparu sur la Grande Boucle depuis 2019 à Bruxelles, et qui passera au pied de la Sagrada Familia avant un final explosif.
La deuxième étape le dimanche entre Tarragone et Barcelone proposera une triple ascension de la très raide montée du château de Montjuic pour une nouvelle arrivée devant le stade olympique.
"Le terrain se prête au combat des chefs dès les premiers mètres. Et il y aura un monde fou", promet le directeur du Tour.
La troisième étape s'élancera de Granollers, dans la grande périphérie de Barcelone, pour se diriger vers la France jusqu'au cirque de Gavarnie en passant par le Tourmalet.
Jeudi soir, les festivités du J-100, une tradition depuis 2010 et le départ de Rotterdam, ont permis "de humer le parfum du Tour de France, de se projeter, d'imaginer", a déclaré le patron du Tour.
"Cela permet de faire monter l'ambiance, abonde Juan Antonio Flecha, et rappeler à tout le monde ce qui nous attend dans 100 jours. Le Tour de France est la plus grande course du monde."
A.Fischer--MP