Ligue 1: victoire précieuse d'un Marseille toujours poussif au Havre
Malgré une nouvelle prestation très laborieuse, Marseille a remporté dimanche une victoire heureuse au Havre (0-1) qui préserve ses chances de qualification européenne, mais ne sera pas en Ligue des champions.
Compte tenu de la victoire de Lille contre Monaco (1-0) lors de cette 33e journée de Ligue 1, Marseille, 6e avec 56 points, ne peut plus rattraper Lyon, 4e avec 60 unités.
La défaite condamne en revanche Le Havre à une 34e et dernière journée à haut risque en raison de la victoire d'Auxerre sur Nice (2-1).
Quatorzième avec 32 points, le club doyen ira à Lorient pour la dernière journée alors que l'AJA (15e) ira à Lille et les Aiglons (16e) recevront Metz, déjà relégué, avec seulement un point de retard sur eux.
Après le naufrage à Nantes (0-3) et une semaine de mise au vert forcée ponctuée d'incidents divers, on ne savait plus trop qu'attendre de l'OM.
La composition choisie par Habib Beye, avec Mason Greenwood, bien qu'il se soit attiré les foudres de son coach pendant la semaine, mais sans Pierre-Emerick Aubameyang, exclu du groupe pour raisons disciplinaires, était attendue.
Pour autant, sans atteindre les abîmes de celles à Lorient ou à la Beaujoire, la prestation de l'OM a de nouveau été très poussive et pas digne d'une équipe en quête désespérée de qualification européenne.
Offensivement, malgré une domination territoriale assez large, ça a une nouvelle fois été le néant, ou presque.
Hormis une frappe enroulée d'Amine Gouiri, totalement démarqué sur un coup-franc joué rapidement par Emerson, mais qui a fini au ras du poteau (13e), le HAC n'a jamais tremblé jusqu'au coup de théâtre du pénalty salvateur.
Sur un coup-franc à 20 mètres, mal tiré par Greenwood au milieu du mur adverse, le ballon est venu toucher le bras d'un des défenseurs havrais (54e).
Un geste qui avait échappé à l'arbitre Benoît Bastien mais pas à la VAR qui l'a invité à revisionner les images, pour un verdict quasi-immédiat en désignant le point de pénalty.
Un cadeau tombé du ciel que Greenwood ne s'est pas privé de faire fructifier, avec l'aide du poteau droit de Mory Diaw qui s'était pourtant bien détendu (0-1, 55e).
On aurait pu penser que ce but providentiel aiderait peut-être l'OM à se libérer, mais la suite n'a pas été plus convaincante.
Et sans un nouveau coup de chance, les Phocéens auraient pu encore une fois tout gâcher.
Sur une percée de Sofiane Boufal, la jambe de Facundo Medina a traîné et fait chuter le Marocain pour un deuxième pénalty, pour les locaux cette fois.
Mais le milieu offensif a voulu se faire justice lui-même et sa frappe a trouvé le bas de la transversale avant de ressortir pour le plus grand soulagement des hommes de Beye.
Dans le temps additionnel, Igor Paixao a été privé du but du 2-0 (90+6) pour un hors-jeu, mais cet OM-là ne méritait pas vraiment de l'emporter plus largement.
Le match contre Rennes, qui vise encore la Ligue des champions, lui, aura surtout un goût de revanche pour Beye qui retrouvera son ancien club, dans un Vélodrome qui sera certainement mécontent du peu d'intérêt de ce match.
P.Walsh--MP